Partagez
Voir le sujet précédentAller en basVoir le sujet suivant
avatar
Onaël
Nombre de messages : 109
Date d'inscription : 19/06/2007

Re: Arrivée du Seigneur Marchais et de Corneillie

le Ven 15 Mai - 3:53
Elle l'avait regardé faire en riant ,amusée par la scène,sans y prendre part pour autant.A la fois amusée,mais aussi gênée par le regard suppliant que lui jeta Jean.Ellen'osa intervenir,ne sachant trop quoi faire.Elle ne pouvait participer,Jeanne regardant du coin de l'oeil la demoiselle,et n'osait mettre fin au spectacle,tant il lui était peu donné de tant se divertir.

Pourtant cela pris une tournure imprévue.Là encore,elle n'eut le temps dê prévenir la filette en voyant une silhouette imposante se dessiner derrière eux.Tout alla très vite,Jean fut décollé du banc pour finir au sol,et Corneillie réprimandée pour son geste.
Sa mère aurait réagi de la sorte,cependant,voir sa nouvelle amie en larmes,qui ne comprenait pas la situation,lui brisa le coeur.
Alors que le Maréchal prenait la main de sa fille,et qu'il se dirigeaient vers la salle d'audience,Onaël se leva à son tour,et se dirigea vers le page.
Elle l'aida à se relever,et le posa un instant ses yeux bleus sur lui,d'un air triste et désolé.Il eût pour seule réaction de fuir à toute jambes.

Fronçant le nez,elle entendit résonner leurs pas dans le couloir,et se décida à les rejoindre.Ses pieds se pressèrent pour la faire les rattrapper,et c'est en arrivant à leur hauteur,qu'elle contourna le couple pour se placer devant et barrer la route au Maréchal.
Ses yeux se posèrent sur son amie,qui n'en menait pas large,avant de se poser sur le Seigneur de Marchais,les sourcils froncés,alors qu'elle prenait une grande inspiration pour tenter de cacher la peur qui la paralysait devant la masse imposante de l'homme


Messire Marchais,la courtoisie vous fait défaut!J'aurais apprécié des salutations polies,plutôt qu'une irruption alors que je terminais un bon repas!

Ses petits bras se croisèrent d'un air mécontent.Elle jouerait cette carte,ça ne lui couterait rien,enfin l'espérait elle

Auriez vous oublié qui je suis pour ne point me saluer,et vous comporter à mon égard,comme avec n'importe quel domestique?

Elle sentait des fourmis lui parcourir les jambes,et se demanda si celles ci la supporteraient encore longtemps.Elle regarda de nouveau Corny,pour se donner un peu de courage.Elle lui avait dit que si cela finissait mal,elle interviendrait,et sa mère lui avait appris à ne jamais manquer à sa parole.

J'ai convié Jean à notre table,car c'est ainsi que je fus élevée.Si ce n'est vous,personne n'a porté de jugement sur mes actes,et ma mère,la première m'a enseigné à respecter la rôture,tout en lui faisant garder sa place!Ne sauriez vous donc pas ce qu'est l'Amitié Aristotelicienne,Messire,pour ainsi voir en ce repas entre amis,de l'indécence?
Votre page a été des plus obéissant,il a tenté de convaincre votre fille de ne point me suivre,et je l'en ai empêché.Encore serions nous sortis du Castel,je comprendrais,mais nous étions sagement en train de manger et nous divertir un peu,d'un voyage qui a éprouvé Corny!Il a de nouveau tenté de discuter quand je lui ai proposé de partager notre table,avec humilité,et là encore,je lui ai assuré que l'etiquette n'était point rompue.Je vous trouve bien injuste!
Que vous n'appréciez pas de voir votre fille toucher votre page,innocemment,je peux le concevoir,mais sachez que je n'apprécie pas plus votre manquement à la bienséance me concernant.


Ses petits yeux bleus ne l'avaient pas quitté.Elle craignait le pire,c'était certain,mais le fait qu'il ne se soit pas même donné la peine de la saluer l'avait mis dans une colère profonde.Lui qu'elle n'avait pas revu depuis des mois,et qui avait été si charmant lors de sa visite à Conflans,quelques ans plus tôt.Ses yeux brillaient à présent,et trahissaient ce qu'elle ressentait.Elle fît donc ce qu'elle avait observé chez sa mère plus d'une fois,et se placa aux cotés de sa nouvelle amie,pour faire comprendre au vassal,qu'elle était bien décidé à se joindre à eux

_________________
avatar
Corneillie
Nombre de messages : 212
Date d'inscription : 15/04/2009

Re: Arrivée du Seigneur Marchais et de Corneillie

le Ven 15 Mai - 15:22
Corny regarda son amie, interloquée. Elle l'écouta jusqu'au bout, sans cesser de pleurer mais en silence à présent, puis, quand celle ci vient se mettre à ses cotés, la petite se jeta dans ses bras en sanglotant de plus belle.
Onaël était tout ce qu'elle n'avait jamais eu : une amie qui ne la considère pas une gamine, une grande sœur,...
Même si ce qu'elle ressentait n'était pas du tout la même chose que ce qu'elle avait ressenti un peu plus tôt pour Jean et qui rongeait toujours maintenant une partie de son petit cœur meurtri, l'amitié d'Onaël suffit pour faire cesser son lourd chagrin.
Elle pleurait toujours contre son amie quand enfin elle réussit à balbutier :


- M-merci...

Corneillie ne savait pas quel serait la réaction de son père mais quelque soit la sentence, elle était près d'Onaël et ça suffit largement à la rassurer et à lui donner un peu de courage...
avatar
Manu95
Fantome officiel du Domaine
Nombre de messages : 325
Localisation : Troyes
Date d'inscription : 28/09/2007

Re: Arrivée du Seigneur Marchais et de Corneillie

le Ven 15 Mai - 18:48
A peine jean eu pris la poudre d’escampette, que la petite Corneillie hurle dans la salle.

OUAIS BEN TOI TU AS COUCHE AVEC UNE COURTISANE ! ELLE ETAIT PAS NOBLE NONPLUS QUE JE SACHE !!! MOI JE SUIS JUSTE GENTILLE AVEC JEAN C'EST PAS REPUGNANT !

Cette réplique cinglante, repique au vif le seigneur. Une bonne gifle aurait été sans doute un remède prometteur contre cette insolence, mais il se garde bien de s’adonner à cette sanction. Lassé par ces conflits infantiles, il répond entre ses dents

Ta mère n’était pas une servante, le contexte est incomparable.

Ils marchèrent dans le couloir lorsque la jeune Onaël leur coupe la route. Surpris par cet élan, il laisse la jeunette lui jeter à la figure sa frustration. Le seigneur Marchais Fu fort décousu par la situation. Il se murmure à lui-même un « seigneur, une coalition entre eux à présent. Marchais reste calme, l’impulsivité ne te mènera à rien ». Il prend une profonde inspiration et d’une voix plus posé entreprend de lui répondre.

Jeune Onaël, vous me voyez sincèrement navré de vous avoir pas donner … la marque de respect auquel vous vous attendiez. Alors permettez-moi de rattraper cet oubli en acceptant mes salutations

Le seigneur incline la tête courtoisement, avant de froncer à nouveau les sourcils.

Mais convier mon jeune page à cette table est une erreur. Le respect de la roture tout en lui faisant garder sa place justement. Sa place n’est point à la tablé, et je suis persuadé que vous le saviez, et encore moins d’être traité à égal de la noblesse. Si cela est valable pour tout serviteur, cela l’est encore plus pour mon jeune page. Et si cette situation est le fait de votre initiative, alors en effet, il n’est pas fautif. Mais sachez alors que vous lui avez peut être imposé un plus grand malaise que le châtiment qu’il à risquer d’avoir. Comprenez que Jean, ne vis que pour servir, et point pour bénéficier de traitement de faveur comme vous l’avez fait. En conséquence soit vous lui avez donné provisoirement gout à une vie qu’il ne connaîtra jamais, soit vous l’avez mis dans une situation ingérable pour lui. Dans les deux cas, il se peut qu’il en souffre. Et j’ajouterai que l’amitié est une notion qu’il est incapable de comprendre, voir même de concevoir, tout comme l’amour. Il ne comprend que le dévouement, et il peut être je l’accorde, bien fier de lui sur ce point. Loin de moi de porter jugement sur vos bonnes intentions, quoique d’un étrange laxisme de votre part je trouve, mais le respect des servant et servante, c’est d’abord leur laisser cette place de servant et servante. Tel en est l’ordre des choses. Avez-vous déjà vu un soldat décidé de stratégie de guerre ? Cela dit, c'est tout à votre honneur de rétablir la vérité, la justice est une des pierres fondatrices de la GM Champmarin.

Sur se permettez moi de poursuivre mon chemin, la baronne de Montmirail et de Villemor nous attend, et il est de mon devoir de vassal de ne pas l’impatienter.
avatar
Onaël
Nombre de messages : 109
Date d'inscription : 19/06/2007

Re: Arrivée du Seigneur Marchais et de Corneillie

le Ven 15 Mai - 21:14
La demoiselle posa un regard doux sur la petite fille.Elle sentait qu'elle ne s'en sortirait pas si facilement pourtant,et elle eût raison.Le Seigneur de Marchais semblait avoir très mal pris la chose.
Elle l'écouta sagement,fronçant le nez par instant,face au discours du Maréchal.Ses propos se contredisaient à son sens.Elle avait beau réflechir,mais rien n'y faisait,elle ne voyait pas la dérogeance de l'étiquette dans son acte.

Habituellement,elle se serait tût,prenant acte des conseils d'un adulte.Mais le conflit qui se faisait dans son esprit et les questions qu'il soulevait était bien trop vif pour qu'elle garde le silence.
La demoiselle inclina respectueusement à son tour la tête,et s'écarta légèrement.Elle releva rapidement le menton,pour plonger ses yeux bleus dans ceux profond du soldat émérite dont sa mère lui avait conté quelques batailles,au côté du Baron


Faîtes donc Messire.Permettez moi juste de relever ceci.J'ai grand respect pour vous,dont ma mère m'a beaucoup parlé.Je suis certaine que la loyauté n'a aucun secret pour vous,un domaine dont je ne connais que ce que mes précepteurs m'ont appris.
Mais vous me voyez mari,vous,qui soulignez tant le respect des places de chacuns,de vous voir ainsi choqué par le fait qu'un roturier soit assis sur un banc de cuisine,près de nobles.Lieu on ne peut plus reservé à la rôture,puisque tous les gardes de Champmarin,voire tous les sujets y mangent,plutôt que d'être choqué de voir deux nobles,assises parmi la rôture.


Elle regarda de nouveau Corny,les yeux emplis de tristesse,avant de reculer de quelques pas,montrant qu'elle n'irait pas plus loin.Une pensée traversa son esprit,alors que les mots du Seigneur revenaient en son esprit.Sa voix se fît basse,alors que ses yeux se posèrent sur le pavé

Mon père n'était point noble,mais il partageait mes repas et ceux de ma mère.Pourtant,il était l'humble serviteur de sa ville,et de son Duché.Nous somes tous des serviteurs du Roy,et du Tres Haut...

Les mots moururent sur ses petites lèvres,et elle fît une légère réverence au couple,alorsd que ses talons se tournaient et qu'elle commenca à s'éloigner.
Elle se retourna cependant,adressant un sourire fade à la fillette


Je suis ravie de te connaître Corny.A bientôt.

_________________
avatar
Corneillie
Nombre de messages : 212
Date d'inscription : 15/04/2009

Re: Arrivée du Seigneur Marchais et de Corneillie

le Ven 15 Mai - 22:38
Corny ne comprenait pas beaucoup ce que son amie et son père se disaient mais quand Onaël voulut partir sur ces derniers mots, elle trotinna vers elle et prit sa main dans les siennes. Elle les serra un instant et dit avec un triste sourire :

- Ma mère était comme ton père...


La jeune fille fit lacha alors la main de son amie pour rejoindre son père et marcher a sa droite en retrait, comme font les suivantes des dames importantes et elle ne dit plus rien. Elle ne comptait plus rien dire nonplus, Corny se fichait de tout... La petite savait jusqu'elle voulait retrouver ses parents adoptifs le plus vite possible...
Contenu sponsorisé

Re: Arrivée du Seigneur Marchais et de Corneillie

Voir le sujet précédentRevenir en hautVoir le sujet suivant
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum